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Encore et toujours la répression, alors que...

par Yves BABOUL

publié dans Politique

Nous ne devons pas nier que les fonctions régaliennes de l'état ne soient pas assurées. Encore un escadron de gendarme qui séjournera au pays jusqu'à la fin du mois de décembre 2016.

Alors 2 questions se posent: L'état a t'il réagi comme un parent réagirait pour calmer à l'occasion son enfant en lui proposant la situation qui lui complait, surtout momentanément, ou encore l'état a t'il donner une réponse pour donner cours à cette idée de milice qui circulait dans la population, ce qui aurait pu embraser le pays? 

En effet, répondre à la défaillance des institutions par une accumulation d'homme sensé représenter la loi, n’est-ce pas là la confirmation d'un échec de la politique de l'état et d'un échec sur le choix politique du pays. Car le respect de la loi que nous souhaitons tous, ne peut pas se faire par le bâton (une drôle d'image que l'hexagone tente de vous convaincre et que certains élus démultiplient dans la population). Alors que l'organisation de l'environnement foncier entraînerait la restructuration de la famille et donc donnerait du travail, une maison, un apprentissage et du sens à la vie dans la cité... En deux mots, il faut réellement s'adapter à cette environnement spécifique de la Guyane.

Gens d’ici et d’ailleurs, gens du sud, de l'ouest, de l'est et du nord du pays, nous nous accordons de reconnaitre la Guyane comme un pays riche. Malheureusement une richesse controversée par la paupérisation du peuple, jusqu'à ce que ses enfants le manifestent par des actes que je qualifie de gratuits: vols, meurtres, mules,... pour des exhibitions pathétiques sur les réseaux sociaux d'une pseudo richesse, tout ceci en laissant des familles, des soeurs et des frères, des amis, des collègues,… dans la peine, le recueillement, le deuil...

Il est bien certain qu’à partir d’un tel constat de désordre, vous pourrez tout mettre sur le dos de la pauvreté et du délabrement dans lesquels la population guyanaise erre. Mais je vous propose de ne pas tomber dans la facilité et dans le populisme, en réagissant objectivement, tout en acceptant que l’affectif fasse partie de cette corde sensible qui mit bout à bout de la raison nous désigne comme des êtres dotés d’intelligence et de créativité et donc adaptables. Mais jusqu'où peut aller cette adaptabilité!... Faut il se faire humilier par ce type de réponse que nous donne l'état et certains de nos élus? En effet cette faiblesse des élus doit être mise en avant dans leur capacité objective a exprimé clairement et honnêteté les besoins du pays...

Cependant, nos comportements et nos réflexions nous amènent là où nous voulons que la société aille: soit le désastre d'un grand nombre (guerre, xénophobie, dénigrement...) ou soit l'épanouissement de ce grand nombre (la mise en avant de la valeur de l'homme dans son environnement). Apprécions cette vision bipolaire du monde pour conclure que le choix est clair!

Les idées que je défends avec les membres du parti progressiste guyanais répondent au deuxième choix, surtout quand vous voyez autour de vous le désastre du premier: la pauvreté, le stress, le chômage,... ceci donc me fait m'élever contre l'injustice et l'intolérance qui rythme la vie du pays.

Je ne veux pas  tomber dans la sinistrose et je ne veux pas faire de la démagogie en prenant l'exemple du nègre du Surinam, un conte en prose de Voltaire, à moitié nu, lui manquant la main droite et la jambe gauche et évoquant l'attente de son maître quand il rencontre Candide et Cacambo, le valet de ce dernier, qui au regard de cette scène se laissaient entendre dire: "...C'est à ce prix que vous manger du sucre en Europe...". Néanmoins il est bien clair que cette image de désastre de la société actuelle, je me demande à mon tour, quelques deux siècles après, si la paupérisation du plus grand nombre est le prix à payer pour que quelques oligarques vivent bien dans ce monde dévasté...

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