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Clap! Silence... On tourne la n'ième tentative de vote de non adhésion à la charte du parc amazonien de Guyane, à Camopi...

par Yves BABOUL

publié dans politique

Alors que les guyanais de Camopi s'apprêtent à revoter leur non adhésion à la charte du parc amazonien de Guyane, un gros projecteur multimédia est tourné vers la commune et ses habitants, pendant que certains de nos élus tournent leur dos en feignant de ne rien voir et de ne rien entendre de ce qui se passe: c'est une situation inédite d'une démocratie bafouée. Cela n'a pas l'air de choquer bien au contraire cela tombe dans une normalité que nos parlementaires semblent considérer comme un fait de la vie courante. L'histoire s'écrit une fois que l'événement a eu lieu.
Il est clair qu'une scène shakespearienne se joue sous nos yeux, surtout après que l'histoire ait été marquée par des comportements d'homme ayant la stature de conquistador, de tueur... Le bal de ces méthodes a vu son ascension à partir de 1494 par le traité de Tordéssilas qui, sous le truchement du pape Alexandre VI pour éviter que deux peuples européens frères puissent se battre, il officialisait le partage du nouveau monde entre l'Espagne et le Portugal en s'appuyant tout simplement sur les méridiens. Le "tout simplement" vient traduire l'idée de vie ou de mort que ces puissances ont eu sur ceux qui leur étaient différents. Malgré cela, maintes et maintes fois des guerres fratricides européennes ont endeuillé le continent et la France en sortant victorieuse de l'une d'elles s'est octroyée une superficie de 84 000 km2 (citée aujourd'hui) de terre américaine, nommée la Guyane.
Avec l'appui de ses supplétifs, elle a su confirmer par ce bastion un domaine privé de près de 95% de la superficie du pays (surface cité ci dessus) et où les 4 200 km2 restant permettent à une population de plus de 300 000 âmes, de s'ébattre et se battre. Force de constater que dans le domaine privé de l'état la tension est aussi vive.
En plus de cet étranglement surfacique et de cet arbitrage appuyé par ces supplétifs il y a une mise en place d'un jeu dans lequel Indiens, Créoles et Bushinengués s'interrogent sur leur Guyanité respective. Alors qu'il n'y a pas de question à se poser sur ce sujet...
Et pourtant il existe des solutions à cette pauvreté, à cette violence et à l'épanouissement.
Quel regard avons nous de la place de l'homme dans la société?
Nous pouvons nous permettre, en mettant en évidence que nous sommes armés de moyens intellectuels, physiques et de ressources, et voir même plus, comme tous les autres citoyens du monde pour réaliser un développement harmonieux de notre pays où l'homme est mis au coeur de son environnement. Cela va traduire par la fierté d'exister en tant qu'homo sapiens.
Faut il qu'un vulgaire vote à une zone d'adhésion puisse avoir le pouvoir de vie ou de mort sur des individus? En effet le vote est une manière démocratique de manifester sa et ses positions et pour tout dire, le vote permet de choisir la manière dont nous voulons vivre (voir même de mourir, n'ayant pas peur des mots). En rappelant qu'à part l'instant de notre naissance et celle de notre mort, qui sont des moments clés dont nous n'avons pas le contrôle, le reste c'est notre existence. Et de cette existence nous avons totalement le contrôle, c'est à dire que nous décidons là où nous voulons aller en tant qu'être humain et là où nous voulons amener notre société.
Cependant, je mets en garde contre cet attitude de rendre impersonnel l'homme en voulant lui imposer coûte que coûte un autre espace dans son environnement, en tentant de lui faire oublier son histoire (il se retrouve avoir le soutien de royalistes au moment d'élections municipales, ces mêmes royalistes qui ont décimé les peuples pour conquérir leur terre, pour les transporter au travers les océans, pour...). Et pourtant l'histoire parle d'elle même, et in facto nous pouvons lire les conséquences de ce tout, car il nous suffit de regarder autour de nous et de voir que nous assistons à des déplacements de population de pays en pays, de continent à continent... et que les grands de ce monde se permettent de parler de quotat d'entrée pour aider les femmes et hommes en détresse.
La Guyane est "une" et indivisible. Ce qui concerne Camopi concerne tout autant Cayenne, Mana, Apatou... c'est à dire la Guyane. Pour le parc amazonien nous avons été consultés et aujourd'hui, le 14 Mai 2015, je donne mon avis pour le vote de "non adhésion à la charte au parc amazonien" à Camopi.
Monsieur Paul CHANEL et Messieur les élus, je vous invite à faire un retour dans l'histoire en restant fier de celle ci de part votre stature (en ne courbant pas l'échine). Rien qu'en vous prononçant le nom de Nelson MENDELA qui fût le chef de fil de la lutte contre l'apartheid et ensuite le président de l'Afrique du sud de 1994 à 1999, cela doit vous interroger sur la notion de révolte et de frustration. Alors prenez en compte tous les faits historiques et battez vous de manière à ce que le gène du dépassement de soi soit ancré naturellement dans nos générations futurs et à avenir.
"Oui, nous sommes prêts".
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